Depuis plusieurs décennies le carrefour giratoire s’est imposé sur nos routes afin d’améliorer et de sécuriser la circulation des usagers. Ce type de carrefour permet notamment par sa géométrie de contraindre physiquement les usagers à réduire fortement leurs vitesses. Les échanges entre voies se font ainsi à vitesse très réduite mais nécessitent néanmoins de la part des conducteurs une attention particulière pour anticiper les mouvements en s’insérant dans le trafic dans un espace limité.
Les accrochages entre automobilistes existent mais se soldent la plupart du temps par des conséquences uniquement matérielles («tôle froissée »).
Pour les cyclistes il en est tout autrement car le moindre accrochage peut avoir des conséquences physiques particulièrement graves. On peut même affirmer au vu des bilans d’accidentologie que ce type de carrefour est le pire pour un cycliste.
Pour autant, leur franchissement ne pouvant souvent être évité, le respect de certaines recommandations peut contribuent à leur sécurité. Il est ainsi essentiel que le cycliste s’impose dans le franchissement du carrefour en adoptant une trajectoire dans l’anneau se rapprochant le plus possible de l’axe de la chaussée. Celle ci impose en effet à l’automobiliste de rester derrière lui et de ne pas cisailler sa trajectoire.



Il est donc fortement déconseillé aux aménageurs d’inciter (comme se fut le cas dans le passé) les cyclistes à une trajectoire confinée à la périphérie de l’anneau.
Le CEREMA organisme public de référence en matière d’aménagements cyclables en a fait depuis longtemps le constat et a produit en 2016 la fiche technique n°14 à l’attention des aménageurs reprenant ce principe pour tous les giratoires de tailles moyennes tels que ceux existant à Digne les bains. Un marquage au sol incitatif pour le cycliste et d’information pour l’automobiliste est ainsi préconisé. Il est à noter que cette disposition a été reprise dans le Schéma Directeur Cyclable de la ville en 2022 mais pas encore appliquée concrètement.
Ce devrait être prochainement le cas sur les carrefours de l’ancienne route nationale entre la gare et le lycée PGDG ou les marquages inappropriés réalisés l’année dernière doivent être prochainement repris à notre demande.
